Les Rohingyas : personæ non gratæ à Myanmar

Rohingyas

Les Rohingyas sont humiliés, massacrés et chassés de leurs terres au vu et au su de la communauté internationale, qui maintient le silence radio. Sur la même fréquence, s’est positionnée le prix Nobel de la paix, Aung San Suu Kyi, qui reste motus, et bouche cousue, face aux atrocités, perpétrées par la junte militaire birmane, à l’encontre de cette minorité musulmane devenue apatride après qu’elle a été déchue de sa nationalité birmane.

Un silence accablant qui traduit un consentement tacite pour que les malheureux Rohingyas soient exterminés et déportés, manu militari, vers le Bangladesh. Faut-il que les Rohingyas ne soient pas musulmans ou leur territoire ait une position géostratégique sur l’échiquier mondiale pour que les puissants de ce monde leur tendent une main secourable?

Faut-il que les Rohingyas ne soient pas musulmans ou leur territoire ait une position géostratégique sur l’échiquier mondiale pour que les puissants de ce monde leur tendent une main secourable?

Faut-il que leur terre soit citée dans les textes sacrés ou qu’ils érigent un quatrième lieu saint, pour que les pays musulmans aient quelque empathie, face à ces images de villages brûlés et de corps calcinés? Peut être que la sympathie, de leurs dirigeants, est réservée, exclusivement pour certaines espèces d’homo sapiens qui n’inclût pas cette race Rohingya.

Dans un contexte mondiale, mouvementé et tendu, accablé par une menace terroriste qui peut frapper, aveuglement, n’importe où, n’importe quand et n’importe qui, les Rohingyas, avant de passer par les armes des militaires birmans, sont tombés victimes de ce regard suspicieux qui voit en tout ce qui est Islam et musulman, un danger potentiel, qu’il faut éradiquer vite fait.

Et, même les bouddhistes s’y mettent aussi et rejoignent la bande des persécuteurs et associés. Siddhârta, s’est réveillé, finalement, et a disjoint ses mains, pas dans un geste de paix et de non-violence mais, pour ordonner la chasse aux sunnites d’Arakan. La battue s’est avérée fructueuse et la mer d’Andaman risque de se draper d’un Kesa, rouge-sang, tels ces moines-jadis pacifistes- qui, pour atteindre le Nirvana, ont abandonné la voie de la méditation mystique pour suivre celle de l’extermination ethnique.

rachid zidine

RACHID ZIDINE

PROFESSEUR & BLOGUEUR

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