Rentrée 2016/2017 : Quels changements pour cette année ?

Ecole Maroc
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Comme annoncé par le ministère de l’Éducation nationale, le lundi 19 septembre marquera le début de l’année scolaire 2016/2017 pour les trois cycles de l’enseignement. Une rentrée repoussée cette année à la semaine suivant celle de l’Aïd Al Adha qui aura lieu le 12 septembre.

La rentrée des classes de cette année apporte son lot de questions au sujet des nouvelles stratégies adoptées en vue d’améliorer notre système éducatif. Surtout depuis la déclaration du ministère à propos d’un « nettoyage » des manuels scolaires allant du primaire au lycée visant à supprimer les contenus dits sexistes, discriminatoires ou même violents.

Beaucoup ont réagi à cette initiative. Sur le net, le sujet a été tourné en dérision par les internautes qui mettent en doute l’efficacité d’une telle initiative et insistent pour que l’attention du ministère soit tournée vers des failles plus graves.

Un autre changement important pour cette année scolaire : la suppression des concours après le baccalauréat. Une alternative qui révolutionne tout le processus d’accès aux études supérieures. Ainsi, le système se basera principalement sur une note finale qui réunit l’examen régional (20%) et l’examen national (80%) des deux années du bac, ce qui « rendra la procédure de sélection plus équitable et abolira l’époque des concours corrompus » comme le précisent certains approbateurs de ce projet.

Cette rentrée des classes entame aussi la deuxième année d’une nouveauté dans le système scolaire marocain : le baccalauréat international. Ce dernier permet aux lycéens d’étudier les matières scientifiques dans la langue de leur choix : en Français, Anglais ou même Espagnole (selon les régions) et les passer avec la langue choisie lors de l’épreuve du Bac. Ce projet a notamment pour but de réparer les torts de plus de 20 ans d’arabisation et permettra aussi aux élèves de poursuivre plus aisément leurs études à l’étranger.

Ces nouvelles réformes font place à grand nombre d’interrogations, mais parents et élèves ont une question en tête cette année : Est-ce que ces stratégies seront payantes et se révéleront efficaces pour guérir certains maux du système éducatif marocain ?

Youssef Sebti

Youssef Sebti

Élève en 1ère année Bac

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